30/07/2003

en ces jours de pérégrinations estivales...

"Je plains les savants qui lisent les livres et ne voient pas les lieux, mais je plains encore bien plus les voyageurs mondains qui voient les lieux et ne lisent pas les livres."
Saint-Marc Gerardin

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Pourquoi lit-on?

"Pour savoir, savoir que l'on n'est pas seul"
extrait d'un dialogue du film: "Les Ombres du coeur"
 

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29/07/2003

Carton jaune, Carton rouge?

Carton jaune, carton rouge? à cette radio, dont je tairai le nom, qui, fin de nuit, juste après nous avoir expliquer le durcissement du mouvement de protestation des réfugiés afghans dans l'église de la place Flagey (qui ont, donc décidé d'accompagner leur grève de la faim, d'un renom de s'hydrater), nous a diffusé l'infâme reprise de Jef Bodart "Boire, boire, boire". S'il est vrai que cyniquement, je puis en rire, concrètement, j'aurais plus envie de pleurer par cette pénétration matinale dans le sordide et l'abject.


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18/07/2003

meurtri

"Et de même que je rêve, je raisonne si je le veux, parce que ce n’est là en somme qu’une autre façon de rêver.

Prince d’heures plus fortunées, je fus jadis ta princesse, et nous nous sommes aimés d’un amour d’une sorte différente, dont le souvenir me laisse encore meurtri."

Fernando Pessoa, « Le livre de l’intranquilité », t. 2.

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08/07/2003

La visite médicale

J'ai passé une visite médicale. Il m'a fallu remplir un questionnaire de six pages, près de trois cents questions. A toutes, sauf une, j'ai répondu NON. Avais-je contracté la rubéole, la variole, le choléra, le tétanos, la tuberculose, la fièvre jaune, la scarlatine, ou le typhus… Etais-je sujette aux vertiges, avais-je du cholestérol, du diabète, de la tension, des maux de tête, de cœur, de ventres, des enfants, des allergies, des calculs, des palpitations, des bouffées de chaleur, des problèmes cardiaques, dentaires, auditifs, des crises de tétanie, d'épilepsie, des douleurs lombaires, des étourdissements, des évanouissements, des éblouissements, des embarras gastriques, des désordres intestinaux, des troubles visuels? Et, soudain, comme si de rien n'était, perdue dans le flot, cette interrogation: "Etes-vous triste?"

Sophie Calle, "Des histoires vraies + dix"




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07/07/2003

nous sommes ordinaires

"Je m'entends dire: "Il y a en moi ce qui se trouve chez beaucoup d'hommes dans le monde, amours, coups de feu, des phrases pleines d'épines, aucune envie d'en parler. Nous sommes ordinaires nous autres hommes. Ce qui est spécial, c'est vivre, regarder le soir le creux de sa main et savoir que le lendemain sera nouveau, que le tailleur de la nuit coud la peau, raccommode les cals, reprise les accrocs et dégonfle la fatigue."

J'écoute mes paroles venues à la voix sans moi."

Erri De Luca, "Trois chevaux"




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05/07/2003

Survie

Survivre, par définition, c'est le contraire de sous-vivre.

Entre la vie et la survie, l'écriture a le don de choisir pour vous.

Sur-vivre, c'est vivre comme si chaque seconde était la dernière.

Survivre: savoir vivre et mourir savant

Toute opération de survie de la pensée passe étrangement par l'expérience de son anéantissement, la pensée aime le négatif, elle aime cette pulsion de retournement antinaturel dont elle est une sorte d'incarnation neuronale, elle désire constamment son propre épuisement, sa mort et sa renaissance.

Maurice G. Dantec, "Le théâtre des opérations, journal métaphysique et polémique, 1999"





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vivre au présent

Je vis toujours au présent. L'avenir, je ne le connais pas. Le passé, je ne l'ai plus. L'un me pèse comme la possibilité de tout, l'autre comme la réalité de rien. Je n'ai ni espoirs, ni regrets.

Fernando Pessoa "Le livre de l'intranquilité" t.1


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04/07/2003

Question et réflexion...

Que fait-on de tout ces papiers Cellophanes, ces étuis de plastiques qui enveloppent tout nos hypothétiques achats dans les magasins (cds, livres, disques,…) pour qu'ainsi,ils échappent à l'avidité que traduisent nos mains moites. Est-ce que l'on se rend compte du nombre incommensurable de fleurs en plastiques que l'on doit couper pour ainsi préserver tout ces biens?



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02/07/2003

rêver...

"Je m'attriste davantage de ceux qui rêvent le probable, le proche et le légitime, que de ceux qui se perdent en rêveries sur le lointain et l'étrange. Si l'on rêve avec grandeur, ou bien l'on est fou, on croit à ses rêves et l'on est heureux, ou bien on est un simple rêveur pour qui la rêverie est une musique de l'âme, qui le berce sans rien lui dire. Mais si l'on rêve le possible, on connaît alors la possibilité réelle de la véritable déception." Fernando Pessoa, "Le livre de l'intranquilité" t.1



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Blog-notes

Ici, s'esquisse le contenu de ce qui peuple la vie...
 
Une poignée de liens...
 
Quelques références littéraires...
 
Quelques mots, ou quelques textes...
 
Quelques promenades de pensées où il faudrait un peu plus se perdre...

21:07 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |