25/11/2003

la faim est proche

(appendice du compte à thermes, afin de ne point altérer le sens, il est peut-être judicieux de le lire au préalable)

Etre seul, allongé, la chaleur enveloppant, juste le silence. A quelques mètres, un homme, tout aussi allongé, cela doit faire une dizaine de minutes, à peur près… Nul ne dit mot, j'erre entre le désir de m'assoupir et le plaisir de ces pensées qui naissent… L'homme se tourne, se remet en place, pas bruyamment, mais suffisamment pour que j'en perçoive le mouvement. Il fait calme et silence, je suis plus proche de l'état d'éveil à présent. Je suis emprunt d'une certaine sérénité. L'homme murmure, mon oreille se tend, curiosité simplement. Il parle indistinctement, je ne comprends, puis, très clairement, il articule: "Ah, ce soir, une bonne moule-frites". Je retombe sur terre, je me dis qu'au fond, sur terre, on est tous différents, je m'en réjouis, silencieusement et poliment, je le traduis en souriant, assurément…


16:54 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

... :)

Écrit par : Mel | 26/11/2003

comme tu dis Mel... :) , et encore, en y réfléchissant, il y a eu d'autres :) en cet endroit... pour une autre fois!

Écrit par : jibi | 27/11/2003

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