28/12/2003

passion

"La passion a peu de rapport avec l'euphorie, elle est tout entière du côté de la patience. Etre passionné, ce n'est pas se sentir bien. C'est une affaire d'endurance. Comme patience, passion vient de la même racine latine: pati. Laquelle ne signifie pas être exhubérant, mais est synonyme de souffrance."








 
 
 





Daphne Kaplan, The Courage to Whithstand mentionnée dans La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski

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26/12/2003

la règle

"La vie nous fait croire désormais que nous pouvons nous séparer des personnes et aimer à profusion. C'est bien sûr faux. Aimer est exceptionnel. Ne pas aimer est la règle. Accepter cette règle devrait donner un début de bonheur."


Pierre Mérot, "Mammifères", Flammarion

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24/12/2003

signe de l'instant

Je crois que la qualité de mon état en ces temps de fêtes est proportionnel à ma propension à me réfugier dans le pire de la franchouillardise...
Avant de me plonger dans les affres et les fastes de ce réveillon qui pointe à l'horizon, le pire, parait-il, n'est jamais décevant... je me permets, cependant, d'en douter, toutes proportions gardées...
Bonne soirée à vous...

19:28 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/12/2003

propos choisis...

- C'est quoi ça?
- Cela? Des cd's! quelle question!
- Oui, cela je sais... mais pourquoi tu gardes des cd's sous cellophane au milieu des autres? Tu ne veux pas les écouter?
- Si bien sur, je les garde en cas d'urgence.
- Pardon?!?
- J'ai toujours à disposition une série de valeurs sures pour relancer la machine.
- Curieuse habitude...
- Instinct de survie.
- Tu en gardes beaucoup comme cela?
- Il doit m'en rester cinq ou six.
- Jibi? Tu te sens bien?
- Oui, pourquoi? Tu voudrais que je t'en déballe un?

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22/12/2003

utopie:lieu qui n'existe pas

"Les seuls paradis possibles sont ceux que nous avons perdus"
Marcel Proust

21:30 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

19/12/2003

Echaffaudage

Torpeur du matin, angoisse de ne savoir pourquoi l'on se lève, il fait nuit, il fait calme, la ville dort encore.  D'habitude ce genre d'impresion ne me poursuit qu'une infime fraction de seconde, aujourd'hui cela m'a poursuivi plus que l'espace d'un instant bref... 
Etrange cheminement que ces pensées de soutènement, étrange à propos que de ne s'appuyer que sur des questions...
 

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12/12/2003

3h37'

C'est le temps exact que j'ai dormi cette nuit, admirons ensemble la précision et la pertinence de cette information, il faut dire qu'à ce rythme, toutes les minutes relèvent de la plus haute importance... 
Trois heures trente-sept, c'est peu, mais étrangement, je me sens particulièrement apaisé, et ne regrette en rien cette petite folie qui à écorché ma nuit...  Merci à toi, qui me lit, d'Etre... 

10:15 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/12/2003

capharnaüm

Ces ouvriers du bâtiment ne sont plus du tout ce qu'ils étaient... Je leur demande de donner un petit coup de peinture et déplacer quelques meubles, et ils fouillent dans mes tiroirs et en sortent de sombres pensées... je vais tenter de mettre un peu d'ordre...

14:47 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

impression de vide

Sensation de manque. 
Manque de sensation.
Sensation manquée.
 
Sensibilité à fleur de peau.

Etat stationnaire. Indéfiniment. 
Perception: nulle. 

Sur un écran, les mots défilent: "Qu'est ce qui me touche autant?..."
 
"Pénétration au coeur de l'ère des machines, là où le sismographe à émotions futiles fléchit et rythme l'imperceptible.  Roue du temps et du vide, broyant corps et peines dans un fracas tonitruant ". 
[...]
 
(J. Callmind, poèmes)
 
Lassitude Nord 75°01'14", en évolution constante.

10:01 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/12/2003

déchirure

A la (re)lecture de commentaires, ou de leur manque, ici ou ailleurs, c'est le seul mot qui me vient... 
Impression étrange: avoir cherché, avoir trouvé et perdre encore.   
Curiosité que d'écrire un blog pour se sentir présent, pour rompre et exorciser.  Curiosité de s'en sentir plus encore absent, écarté, seul, simplement.  
 

09:39 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

05/12/2003

Aucun problème ne connaît de solution

"Aucun problème ne connaît de solution.  Aucun de nous ne peut dénouer le noeud gordien:  ou bien nous renonçons, ou bien nous le tranchons, tous autant que nous sommes.  Nous résolvons d'un seul coup, avec notre sensibilité, les problèmes qui relèvent de l'intelligence, et nous agissons ainsi ou par lassitude de penser, ou par crainte de tirer les conclusions, ou par besoin absurde de nous trouver un appui, ou encore poussé par l'instinct grégaire qui nous ramène vers les autres et la vie.
Comme nous ne pouvons jamais connaître tous les éléments d'une question, nous ne pouvons jamais la résoudre.
Pour atteindre la vérité, il nous faudrait des données suffisantes, et des procédés intellectuels qui épuisent l'interprétation de ces données." 
 
Fernando Pessoa, "Le livre de l'intranquilité", t. 1

23:00 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/12/2003

William S.

"Nos volontés et nos destinés se contrarient à tel point que tous nos projets finissent toujours par échouer, si nos pensées sont à nous, ce qui en résulte ne nous appartient pas."
 
 
W. Shakespeare, "Hamlet"

13:42 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

note pour plus tard...

Ne me demandez jamais de penser positif si c'est pour m'envoyer paître...

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01/12/2003

puisque certains voudraient savoir...

Il y a peu, j'ai autorisé l'envahisseur d'écran (messenger) à prendre place sur mon disque dur.  Je ne suis pas habitué avec ce genre d'outil.  C'est utile, parfois, mais le plus souvent, je me demande ce que je peux bien faire de ce genre d'éléments... 
Ceci dit, je me suis pris au jeu, et j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à discuter avec quelques amis éloignés...  Novice, cependant, je ne me résouds que difficilement à pratiquer l'épure des mots. Après quelques conversations, j'ai du me rendre à l'évidence: quelques propos me sont restés distant de sens...   J'ai laissé passer notemment, un groupuscule de trois lettres que mes interlocuteurs semblaient manier d'une saine dextérité et d'une inquiétante justesse, cependant, pour moi, cette alchimie des lettres frisait l'hermétisme.  
Un peu perdu, un peu gêné, je me suis tu, laissant passer l'infime condensé, me contentant d'opiner face à mon écran (ce qui, entre nous, n'a que peu de chance d'être compris ou vu, par mes interlocuteurs, de webcam ne possédant...).  Après que cet abus langagier omniprésent m'eut laissé dans une circonspection envahissante, j'ai jeté les trois lettres en pature à Google l'astucieux...  le résultat ne se fit point attendre, j'en ressorti proche du dépit de ne pas avoir compris plus rapidement, mais, sourire au lèvres, je ne tardai à raconter, à mes amis, mes balbutiements et de mon ignorance, je fus particulièrement heureux de voir fleurir quelques "mdr", ou autre "ptdr"...   

19:29 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |