22/03/2004

27/08/63

Un dimanche ordinaire. Un dimanche fabuleux.
Dans cet éphémère, à travers l'errance de ces lieux que l'on parcourt sans but, le regard se déplace, traverse les ombres, capte le signal ténu de ces espaces clos, refuges déambulatoires pour nos esprits en vacance d'occupation.
Se dépose l'attention sur de menus objets, quelques livres dans quelques rayons de bouquineries. Je m'extasie face à de "vieux" magazines dont l'âge ne se trahit point à travers la date mentionnée (2002, pour information) mais par l'indélicatesse de leur contenu conceptuellement un brin rétro: "Mariage Magazine" m'interpelle toujours autant, il a le don de me rassurer sur la pertinence de ma situation. Il me rassure de savoir que je n'emprunte pas ces chemins là... Ceci étant écrit, j'ai particulièrement apprécié le comparatif entre les différentes "formules" proposées en fonction des confessions (savez-vous que le mariage Judaïque dure entre trois et quatre heures, pour plus ou moins une heure si vous êtes Catholique ou protestant, tandis que la cérémonie musulmane n'occupe qu'une petite demi-heure de cette magnifique journée qui vous attend?). Cette classification en avantages et inconvénients m'a, je l'avoue, prodigué le bonheur chaste et simple du sourire emprunt d'une délicieuse naïveté, qui bien malgré moi se ponctua d'un éclat de rire quand je fis partager ma savante lecture à la tendre qui flânait à mes côtés...
Et cette photo me direz-vous? Elle est un hommage aux deux heures que nous avons passé ensuite. Deux heures à découvrir les vestiges de passés (d')inconnus, à farfouiller dans une pile de vieilles photos et de bouts d'essai captés par et pour d'autres en des instants de vies passées, croisées par hasard...
Bonheur de découvrir les visages d'autrefois, ces poses, ces mises en scène, ces lieux disparus...
Plaisir de redonner la vie par une attention simple sur quelques orphelines épreuves argentiques que le temps et la mémoire ont abandonné...

verso, écriture manuscrite, illisible et devinée par mes soins (avec toute l'imprécision que cela suppose) "Un angolo stanja da manjo dei Siguori Santarelli" et datée du 27/08/63

22:01 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

20/03/2004

je n'y avais pas encore eu droit...

[intérieur, jour, un bureau, le téléphone sonne]
- Oui, bonjour, que puis-je pour vous?
- Bonjour, nous sommes une société de ramonage et nettoyage de cheminée, nous devons passer dans le courant de la semaine prochaine dans votre région chez des clients habituels...
- Oui?
- Est-ce que vous seriez intéressé que nous passions ramoner votre cheminée?
- Pardon?
- Si vous acceptez que je vienne ramoner votre cheminée, je vous accorde une réduction de 15 euros.
- Je ne suis pas intéressé, vous savez, je réserve cela au cadre strict de mon intimité.
- euh?
- au revoir et bonne journée
- euh... oui, au revoir!

14:53 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

érudition

Je m'avance peut-être, cela ne vous semblera sans doute qu'être un tissus de mots incohérents, et pourtant, quand j'y réfléchis, je pense qu'il peut me sembler important d'aborder ce sujet. En effet, d'après l'approche intuitive que j'ai de l'avancée scientifique et de l'évolution exponentielle des découvertes, il peut m'apparaître que les êtres nés après les années 80' auront vraissemblablement la possibilité de connaître ce qui m'a fait et me fera, donc encore, tant rêver: la téléportation. L'éventail de possibilités et de probabilités qu'une telle invention produirait me laisse devant une mise en abîme plaisante posant mes songes dans une suspension de nouveaux errements...
Je repensais à cela, ce matin, en travaillant, cela m'apparait toujours aussi curieux, ces mécanismes inhérents qui me font effleurer pareil sujet dans la fin de nuit ou les prémisses du jour naissant...

10:02 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/03/2004

capturer une pensée

Dans un état athmosphériquement ténu et délicat, un frémissement de paupières teinte, de douces chimères, l'envie d'écrire, plus que jamais: plaisir et bonheur (r)assemblés dans un désir de noircir l'immaculé écran glacé...
Il me reste à explorer l'anthropologie du sujet sous-jacent...
Matinée douce et sucrée, je m'épargne les pensées de guerre lasse me réservant pour le sagace envisageant l'expérience plaisante d'approcher le fugace...

09:11 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/03/2004

Pensée du jour

"Il y a des jours que tout ça vous tourne de travers, et puis, il y a des jours que tout ça va bien."

09:27 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/03/2004

je reçois de ces mails, parfois... ;)

Je confesse à Dieu (en latin confiteor)

Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j'ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission
(en se frappant la poitrine)
oui, j'ai vraiment péché.
C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

16:59 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

raison?

"[...] Mon esprit refuse encore aujourd'hui de répondre. Choisir, ce serait accepter de devenir raisonnable et je ne souhaite à personne les limites de cette prison."

in "Monsieur N." d'Antoine De Caunes

15:25 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

11/03/2004

chansonnette

J'adore pousser la chansonnette.
Certains aiment, d'autres ne supportent pas.
Entre nous, cela ne me tracasse pas.
J'aime bien me réfugier dans les standards sirupeux de mon enfance, ces chansons glauques dans leur réalisme d'assommoir.
Cela vient comme cela, sans crier gare, et tout y passe, et tout s'y retrouve, haché par mes pertes de mémoires ou savamment arrangé par l'ajout de rimes audacieuses dont je reste le seul à apprécier la portée de la trahison.
J'aime le désuet et le funeste de leur devenir, le « croquignolesque » (oserais-je le "grand guinolesque"?) caractérisant leur état brut.
Cependant, toujours se manifeste l'interrogation illusoire: dans dix ans, aurais-je renouveler mes standards ? Vais-je me vautrer dans ces valeurs sûres ou vais-je tenter de réhabiliter d'une crédibilité vaseuse ces pousseurs de chansonnettes contemporains qui tentent de poluer mes songes de leur sérieux pathétisme ?
L'avant était le bon moment, à présent, à l'écoute des nouvelles rengaines, la nausée me monte. Cette nausée de fins de soirées passées, accoudé au bar, que l'on prolonge parce qu'on n'a pas envie de se retrouver face à la blanche faïence dans une maisonnée vide de toute humaine présence, quand, aseptisé de toutes émotions, la main posée sur le bord, suffoquant d'une déjection de bile résiduelle, le souffle court, "on jure jurant, mais un peu tard, qu'on ne s'y reprendra plus".
Vraiment, j'aime bien pousser la chansonnette. Reste à espérer que les nouveaux futurs voisins aimeront autant...

10:07 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

07/03/2004

Vous en pensez quoi?

- Donc, pour toi, je suis un produit de prostitution?
- Pardon?
- Euh... je veux dire de substitution!
- J'avais cru comprendre...

22:16 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02/03/2004

Que ferais-tu si ton premier rdv se passe mal?

"Je rentrerais a la maison et je ferais semblant d'être mort.
Et j'appellerais les journaux pour leur demander d'imprimer que je suis mort."

(Craig, 9 ans)

14:24 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |