27/06/2004

mouvement sur image

Parcouru quelques routes étranges...
Noeuds autoroutiers gordiens, sans doute et sans sens...
L'automobile file dans le silence dune chappe de plomb. Je roule tranquille, m'échappant en pensées dociles...
Boulevards périphériques, les voitures s'effilent et se distendent au gré du temps...
Je viens de capturer un instant de bonheur.
[Un dernier instant de bonheur?]
Je vais le vivre intensément.
[Pour quelques heures cependant...]
Je ne le sais encore et pourtant, d'ici peu de temps, les pensées batifolantes, voir même, par instant, affolantes, s'éclateront en une constellation chitineuse sur le pare brise de la vie...
J'ai entrouvert la porte des rêves, j'ai remercié le ciel (je m'en étonne encore), mais, dans l'impossibilité de vivre une histoire, j'ai décidé de refermer ce qui pourrait faire souffrir.
Je serai là. Je donnerai tout. Je n'attendrai rien. Ma seule volonté, en vie, me maintiendra. De l'espoir brisé, je ne garderai qu'un petit éclat. Je n'ai pas besoin de plus. Juste cela, un petit copeau pour me rappeler... me rappeler d'où je viens et d'où, je vais...
Je garde confiance en l'avenir bien que je sache, désormais, que ce que j'ai pu y espérer, me sera interdit à jamais.
Sur une route, une voiture file...
Sur une route se distend le temps fragile...
Sur une route, j'ai rêvé, approché et anéanti le jour d'avant...
Sur une route, l'âme, dans le mouvement, reste immobile.

le 25 juin 2004, Antwerpen

Et après?
Et après, je me demande...
Et si?
Et si tout ceci n'était qu'une ouverture vers l'incroyable unité?
Rien n'est par hasard...
Je crois de plus en plus en l'avenir...
Et mes pensées s'évertuent à m'offrir de nouvelles perspectives...
Confiance en l'avenir, vous dis-je...
Confiance en l'avenir.

21:14 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

18/06/2004

Dis? -quatrième partie-

- Dis ?
- Oui ?
- Tu me donnes la main ?
- Pourquoi ?
- Je me sens pas très bien ?
- Tu es malade? Tu as de la température??
- Non, non, je me sens pas bien, c’est intérieur.
- Je vois.
- Tu vois quoi ?
- Ce que c’est.
- Mais c’est quoi ?
- Tu as peur.
- Peur de quoi ?
- Cela, c’est à toi de le dire.
- Moi? Je vois pas.
- C’est étrange, tu ne trouves pas ?
- Oui plutôt…
- Je vois ce qui ne va pas chez toi mais toi, tu ne sais dire pourquoi.
- Je me sens pas bien, c’est tout, on doit toujours savoir pourquoi ?
- Non, bien sur, mais…oh, excuse-moi, j’oubliais, prends ma main.
- Merci.
- Cela va mieux ?
- Un peu. Tu marches avec moi ?
- Si tu veux…
- Pas très loin, juste quelques pas, histoire de ne plus être seul.

- Dis ?
- Oui ?
- Pourquoi tu pleures à présent ?
- Ce n’est rien…
- Mais si… je te rends triste ?
- Non, ce n’est pas cela.
- C’est quoi ?
- Une poussière dans l’œil…
- Tu crois que je vais croire cela ?
- Pourquoi pas ?
- Elle est bien triste, cette poussière, pour te faire pleurer comme ça…
- Tu vois…
- Oui, moi, j'ai pas de problème de ce côté-là…
- Je ne rigole pas.
- J’essayais juste de te changer les idées… je vois bien que tu ne rigole pas, mais n’essaie pas de me faire croire que c’est une poussière qui te met dans cet état, parce que, là, moi, je ne vois pas !
- Cela fait longtemps…
- Que la poussière est là ?
- Non ! Que l’on ne m’a plus demandé d'avancer avec moi.
- Et alors ?
- Cela me fait du bien…
- Ben alors… pleure pas ! Sers ma main ! Sers-la fort ! Cela nous fait du bien !

18:05 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

16/06/2004

arrêt sur image / deuxième































[un Instant]


Quand elle me vit pour la première fois, elle ne me regarda pas.
Je ne lui en ai jamais voulu.
La dernière fois que l'on s'est vu, elle me porta un tout autre regard:
"Pas de place pour la haine, ni l'amertume, ni la colère, ni le mépris. Ne sombrons pas dans le facile, il est... si ordinaire."
Que voulez-vous répondre à cela?
Tout est là. Et l'a toujours été.
Qu'ai-je donc tenté de trouver si loin de l'essentiel?

Dehors, le soleil se couchait. Je suis resté quelques instant encore, sur la terrasse à observer ce coin de nature brut. Le vent s'est levé. Il a sêché des larmes. Larmes de pluie, de joie, de tendresse ou de tristesse? Je ne sais plus différencier, un cocktail lacrimal vraissemblablement, dont je semble avoir le secret depuis quelque temps, tout en en usant immodérément. [Grisant, vous avez dit grisant?]
L'important est là, il me tend les bras.
Tout est si ténu...
Tout se tient...
Tout semble lier...
Il me semble entrapercevoir la possibilité d'une compréhension du monde et des choses: cela me terrifie. Un peu.
Qui sait?
Qui sait ce que je vais toucher après? Le début d'une fin? Un prochain chaptire? L'épilogue?
Comme un livre qui, page après page, jour après jour, ne m'offre jamais la clairvoyance du savoir si je n'ai déjà atteint les derniers points de suspension...
Confiance en l'avenir, c'est l'important. C'est ce qu'il nous reste, et disant cela, je pense sincèrement que c'est loin d'être la moindre des choses...

instant de réalité capté le 9 juin 2004

18:40 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

12/06/2004

arrêt sur image






Un pont.
Deux voies.
Sans issues.
Deux routes en parallèles ne parviendront jamais à se toucher...
La frontière est ténue bien qu'infranchissable...
Tout est question de perception...
Rien ne me dit, qu'au fond, le bonheur est perdu...
Bien au contraire...
Il est à portée de ma pensée et cela me suffit à avancer...
Et cela me suffit pour sourire...
Et cela me suffit pour vivre...
Et cela me suffit pour exister...
Et cela me suffit pour rester simple...
Aurais-je vraiment besoin d'autre chose?
C'est l'essentiel...


instant de réalité volé le 9 juin 2004

15:14 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

07/06/2004

pensées du jour

[05.03AM] Réfléchir sur le sens de l'expression "Cela n'en vaut pas la peine"... Qu'est-ce qui en vaut la "peine"?

[05:58AM] Essayer de comprendre ce qu'il a voulu me dire: "Ta situation relève plus pour moi du comique que du tragique. Va pas croire que je me fous de toi, mais, bon, faut pas que tu t'attendes à voir sortir un lapin d'un chapeau de clown!"

[07:02AM] Et cet autre: "Il faut toujours commencer par manger son pain noir. Il ne faudrait cependant pas voir à ne manger que celui-là..."

[08:17AM] Chanson qui tourne sans cesse Serge Gainsbourg "La chanson de Prevert" suivi d'une série incroyable dont je n'arrive à comprendre l'existence en mon crâne...

[08:58AM] J'aime bien cette idée: "Les gens me font sourire [...] leur machiavélisme a deux balles qui ne vaut pas tripette, je m'en amuse [...] Le plaisir s'en retrouve à son apogée quand, la stratégie mise à jour, vous feignez de ne point vous en être rendu compte [...] Tout l'art réside à jouer le naïf et laisser s'effondrer le truchement de ces pensées mesquines d'une navrance ridicule[...] Vivre simplement restera un défi inaccessible pour beaucoup d'entre nous". interview radiophonique matinale dont l'invitée me reste indéterminée

[10:19AM] Course contre le temps... faire le vide... penser à ne pas penser...

[11:48AM] Droit de citation: " - Il y a une femme là-dessous, s'écria Pourbus en faisant remarquer à Poussin les couches de couleurs que le vieux peintre avait successivement superposées en croyant perfectionner sa peinture"
Balzac, "Le chef-d'oeuvre inconnu"

[12:10PM] Réflexion mystère... qui a dit: "Je pense que l'on devrait en [la peinture abstraite] jouir comme on jouit de la musique - après un moment, on aime ou on n'aime pas. Après tout est-ce si important? J'aime certaine fleurs, et d'autres non. Je pense qu'au moins la peinture donne... au moins donnez-lui une chance." ?

12:55 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

04/06/2004

Dis? -troisième partie-

- Dis ?
- Oui ?
- C’est quoi le secret du bonheur ?
- Ah… le secret du bonheur… Je suis heureux que tu me poses cette question.
- Vraiment ?
- Parler du bonheur révèle toujours, en soi, un certain plaisir.
- Ah bon ?
- Bien sur. Tu fais partager, tes souvenirs, tes moments, tes instants. Tu vois le bonheur, c’est quand tu oublies tout. Quand plus rien n’a d’importance.
- Bon d’accord, le bonheur c’est quand plus rien ne compte.
- Oui, mais non.
- Non ?
- Non, parce que si plus rien ne compte, ce moment compte plus que tout.
- Bien entendu, mais c’est quand ce moment ?
- C’est quand… c’est quand…
- C’est quand quoi ?
- Voilà, tu m'as encore fait perdre le fil, j’ai tout oublié.
- Tout ?
- Oui, j’ai tout oublié !
- T’as pas l’air content ?
- Je devrais ?
- Eh bien, je pensais que le bonheur c’est quand tu oubliais tout…
- ?
- C’est ce que tu as dit, non ?
- Oui, oui, bien sur, mais je ne pensais pas à cette façon là…
- Excuse-moi… mais alors comment savoir qu’on est heureux ?
- Quand tu le sens.
- Et cela sent quoi ?
- Sentir, sentir de sensation, de perception, enfin, voyons, tu es de mauvaise foi, là ! Cela s'empare de toi, c'est difficile de définir finallement. Cela peut être un instant, cela peut être une odeur, un goût, une expérience, que sais-je encore ?
- T'énerves pas, de toute façon, cela ne répond pas à ma question…
- Ta question ?
- C’est quoi le secret du bonheur ?
- Mais…
- Oui ?
- Si je te le disais…
- Oui ?
- Ce ne serait plus un secret. Non ?

14:24 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook |

02/06/2004

Aujourd'hui...

Aujourd'hui, je crois que cela se passera, pour l'instant, à cet endroit.

09:44 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

01/06/2004

Marabout Flash n°309




































Suite au test de pureté, pratiqué chez Sioran, je me suis demandé si je n'avais pas reçu une mauvaise formation (mes résultats à ce test, en effet, m'ont révélé comme étant un tant soit peu ignorant des choses d'un certain monde). Aussi, c'est avec un enthousiasme guilleret que je m'en suis allé, glâner une solution pratique, facile et conviviale afin d'être plus "up to date"! Et, ô bonheur, ô joie, ô merci mon dieu, j'ai constaté, que je ne devrais me plonger dans de sordides ouvrages, que l'incroyable et merveilleuse bibliothèque de Monsieur et Madame flash, mettait à ma disposition le pilier nécessaire à mon ascension (bien que l'on n'est plus Pentecôte ces jours-ci) sociale, qui me conduira, devrais-je en douter, à multiplier les expériences... toutes les expériences...
[haussements de sourcils (2 fois svp!)]
Déjà, le compte rendu me mit en appétit: En pleine forme physique, toujours frais et dispos, dynamique et dans le vent, un séducteur terriblement viril: tel sera Monsieur, grâce à ce M A R A B O U T - F L A S H
Je vous avoue que je suis assez tenté de disséminer, au fil du temps, les nombreux conseils pratiques et judicieux que j'ai pu trouver dans ce qui deviendra, fort à parier, LA bible de l'homme moderne... Je me réserverai donc le droit d'y revenir ultérieurement et d'en publier extraits, schémas et photographies (si, si, il y en a!).
En guise de mise en bouche, je releverai, pour vous, mesdames et messieurs, les chapitres "Etes-vous l'homme idéal (ou le parfait Adam)", "Apprenez à vous connaître"(série de tests pertinents), tandis qu'au rayon des sous-chapitres plaisant, je retiendrai "Portez le postiche", "Comment maintenir sa ligne par la culture physique et le sauna", ...

10:10 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |